Visiter Tiout

Visiter Tiout : ksar, oasis et pétroglyphes

Visiter Tiout : ksar, oasis et pétroglyphes. Tous nos conseils pour découvrir cette charmante petite ville proche d’Aïn Sefra, dont l’authenticité nous incite à rester un peu plus longtemps que prévu…

A 17 km d’Aïn Sefra se trouve la charmante Tiout, petite ville remarquable par son ksar en partie rénové et son oasis, sans oublier son site de pétroglyphes affichant des gravures rupestres vieilles de 10 000 ans.

Malheureusement on ne fait souvent que passer à Tiout : pourquoi ne pas s’arrêter une nuit, par exemple dans la maison de Nouredine Rahou, un des derniers habitants de la vieille ville, qui déploiera des trésors de gentillesse et d’hospitalité pour vous ? A défaut, on prévoira au minimum une demi-journée à Tiout.

Voici tout ce qu’il faut savoir avant de visiter Tiout.

Visiter Tiout : l’ancien ksar

Sortez de la route principale, traversez le village de Tiout et rendez-vous au vieux ksar (cliquez pour consulter le point GPS) : garez-vous et continuez à pied.

Arpentez les rues et découvrez l’ancien village typique, avec des maisons faites en pisé et en bois de palmier. Remarquez les vieilles portes, souvent très basses. Certaines ruelles sont couvertes, laissant communiquer entre elles les terrasses des maisons : remarquez les plafonds en branches de palmier. Autrefois, les terrasses étaient le domaine réservé des femmes : les hommes n’avaient le droit d’y pénétrer sous aucun prétexte.

Si vous avez l’occasion de visiter une maison traditionnelle, remarquez la décoration sobre, les tapis, les palmiers qui poussent à l’intérieur même des maisons, et les puits de lumière. Tout est fait pour conserver la fraicheur l’été.

Il y a peu d’habitants dans le ksar de Tiout. Mais une partie a été rénovée par un habitant : Nouredine Rahou, natif du ksar. Si vous le rencontrez, il se fera un plaisir de vous faire visiter son univers. On l’a compris, le potentiel touristique est ici énorme.

Dormez dans la maison de Nouredine Rahou

Nouredine, le « maître » du ksar de Tiout, d’une gentillesse infinie, vous accueillera pour une nuit ou plus si vous le souhaitez. L’hébergement est sommaire, dans sa maison ou sous la tente berbère, mais il y a des toilettes et l’accueil est magique. Nouredine pourra vous préparer à manger dans une courette où se trouvent des tentes typiques et tout ce qu’il faut pour préparer un bon méchoui. Il pourra vous accompagner pour visiter toute la région.

Contact : 00 213 699 07 40 14 (informez-le à l’avance de votre arrivée, il parle français). Prix de la nuit dans sa maison : 6000 DA.

Tiout hébergement
Nouredine

L’oued Namous et l’oasis de Tiout

L’oasis de Tiout mérite plus qu’un détour : prenez le temps d’une petite promenade au milieu des palmiers, avec des chaussures adaptées, en particulier si vous marchez sur le lit de l’oued Namous.

Garez-vous au niveau de l’ancienne route qui franchissait l’oued avant que le pont ne soit construit (point GPS ici) et enfoncez-vous au milieu des palmiers, remontez l’oued et admirez le paysage. Vous ne serez pas déçu…

Oasis Tiout
L’oasis de Tiout

Les gravures rupestres de Tiout

Tiout est aussi riche de ses gravures rupestres, situées au bord de la route principale (point GPS ici). Garez-vous et escaladez les marches qui mènent au site, délimité par un petit muret.

Là, vous pourrez observer des gravures rupestres représentant diverses scènes et postures d’êtres humains et de leur environnement, notamment des scènes de chasse d’animaux de l’époque, buffles, éléphants, autruches et gazelles vus de profil. On y trouve également des personnages dans différentes poses, dont certains peuvent faire penser à des chamanes. L’analyse de ces gravures, vieilles d’environ 10 000 ans, aide à mieux comprendre le mode de vie des populations de l’époque. Un témoignage remarquable d’une civilisation dont nous ne savons presque rien, si ce n’est qu’elle était proche de la nature et qu’elle vouait un culte aux animaux.

La fresque comprend huit scènes.

  • Scène 1 : Deux personnes à droite, un homme et une femme, en position de chasse, tenant un arc. Un individu pointe une longue flèche vers l’autruche, et du côté animal, trois animaux apparaissent, dont des herbivores (autruche et mouton) et des carnivores (chat sauvage).
  • Scène 2 : Un homme tente de chasser et d’attraper une proie, à côté de lui se trouve une femelle oryx. Au centre se trouve une vache, et à sa gauche, deux personnes assises.
  • Scène 3 : Un grand tigre, un tigre de taille moyenne et un taureau de taille moyenne.
  • Scène 4 : Un grand taureau et une gazelle oryx, et en-dessous un petit veau.
  • Scène 5 : Une personne avec quatre lignes droites vers le haut sur le sommet de sa tête.
  • Scène 6 : Un éléphant à la tête finement sculptée et un oryx.
  • Scène 7 : Un taureau.
  • Scène 8 : Une femme est représentée les mains levées, et un oryx aux longues cornes légèrement recourbées vers l’arrière et à la queue se tient à côté d’elle.

Différents outils, dont des fragments de silex, ont été utilisés pour réaliser ces gravures.

A noter que ce site remarquable a été découvert par Félix Jacquot, qui accompagnait la campagne militaire française dans la région d’Aïn Sefra. En réalité, les gravures étaient connues de toujours par les populations locales.

On ne peut que s’extasier devant un tel spectacle…

Votre retour d’expérience

Ce site vit grâce à vos retours d’expérience suite à votre passage en Algérie. N’hésitez pas à laisser votre avis plus bas sur votre passage à Tiout. Au nom de ceux qui vous liront, merci !

Voir aussi : Visiter Aïn Sefra

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